que faire ?

L'allergie alimentaire :
que faire ?

À l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement médical préventif pour éviter la survenue d’une crise allergique d’origine alimentaire.


Le cromoglycate de sodium

Cette famille de médicaments est utilisée en inhalation, en solution nasale ou en collyre dans la prévention de l’asthme, de la rhinite ou de la conjonctivite. Le cromoglycate de sodium en ampoule à boire avant chaque repas est parfois utilisé dans l’allergie alimentaire. Son efficacité dans la prévention de l’allergie alimentaire reste à démontrer.

Le régime d’éviction

Le régime d’éviction est, pour l’instant, la seule mesure efficace dans l’allergie alimentaire. La personne allergique ou son entourage, s’il s’agit d’un jeune enfant, doit vérifier la composition des aliments qu’elle consomme. La tâche peut s’avérer délicate lorsque les allergènes sont masqués parmi d’autres ingrédients et ne sont pas mentionnés sur l’emballage. Combien de régime d’éviction n’ont pas donné les résultats escomptés au grand désespoir des parents et des enfants à cause de ces allergènes masqués ! (voir question 90). En cas de polyallergies alimentaires, il est conseillé pour éviter toute carence que le régime alimentaire soit suivi par un diététicien. Le régime d’éviction est adapté aux symptômes, et à la dose d’aliment qui les déclenche : tous les allergiques à un même aliment n’ont pas le même régime d’éviction (voir par exemple pour l’arachide la question 30).

 


 

 

 







La trousse d’urgence

En fonction des réactions allergiques passées, de la présence ou non d’asthme, le médecin peut recommander d’avoir toujours à portée de mains des médicaments pouvant arrêter les manifestations de l’allergie. Certains auront dans leur trousse d’urgence uniquement des antihistaminiques. D’autres qui ont déjà fait des crises d’asthme auront en plus un broncho-dilatateur. Les crises d’asthme sont courantes dans l’allergie alimentaire. Pour les jeunes enfants qui ne savent pas prendre encore directement leur broncho-dilatateurs, il faudra une chambre d’inhalation. On en trouve désormais des petites qui ne prennent pas de place. Enfin certains devront également avoir avec eux de l’adrénaline injectable, utilisée pour éviter ou traiter les chocs anaphylactiques, qui, faut-il le rappeler, sont heureusement peu fréquents chez l’enfant. L’adrénaline était jusqu’à encore il y a peu de temps disponible seulement sous forme de seringue pré-remplie qu’il fallait maintenir au frais. Désormais les stylos auto-injecteurs simplifient grandement la vie des allergiques. Ils n’ont plus besoin de se promener avec une glacière ou chercher le réfrigérateur chez leurs hôtes. Ces stylos injecteurs sont actuellement prescrits par un médecin hospitalier et se retirent uniquement à la pharmacie hospitalière.

La désensibilisation alimentaire, un procédé pas encore au point

Si la désensibilisation à de nombreux allergènes respiratoires donne de bons résultats, la désensibilisation à un aliment n’est pas encore au point. Les réactions violentes, voire mortelles lors des essais ont mis un frein à cette recherche. Les spécialistes travaillent désormais sur des aliments modifiés notamment dans le cadre de l’arachide, pour limiter ces risques de réactions importantes.

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© Allergienet 2010

Doc. créé le 15-Juin-2003
Mis à jour le 27-Mai-2010

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